M.S.L.M.S.R

Je choisis la colère. Je m’en saisis, maintenant, et je m’y loge, et je vais partir avec, et vous la verrez passer, ma colère, et vous allez tous bien la sentir passer. Elle va tous bien vous pourrir, ma colère.
Elle va tous bien vous casser. Elle va tous vous aspirer. Ce sera pire qu’un vautour, pire qu’un Rafale. Personne ne pourra jurer, quand je serai passé devant vous dans ma colère, qu’il tient encore debout, qu’il n’est pas en train de s’effondrer. Vous croirez pouvoir vous en sortir indemnes, de ma colère, mais dans son sillage chaud, dans les relents turbides de ma colère, vous ne pourrez pas être sûrs que vous n’êtes pas déjà complètement disloqués, démembrés, en morceaux, incapables de reprendre pied, de retrouver l’équilibre.

Ma colère, ce sera une colère comme un trou et un appel d’air, comme une dépression, comme un typhon, un tourbillon, comme un gouffre. Une colère sourde qui fera rayonner la peur en vous, une colère froide qui sera une sidération, qui vous rendra fébriles, figés, impuissants, incapables d’agir, inaptes, confus. Une colère à fragmentation lente, qui puisera dans vos inquiétudes, et vos mensonges, et vos silences, et vos hontes, et vos hypocrisies.


Je volerai de colère de jour comme de nuit au-dessus de vos têtes étourdies. Mon essence et mon moteur et mes ailes et mes serres. Pour toujours, je saurai pourquoi je hais qui j’ai chéri, pourquoi je suis parti, pourquoi je me suis logé dans la colère, et pourquoi je fondrai toujours sur vous. Je vous plongerai dans un état constant d’hébétude, dans un constant état d’incertitude. Et quand vous me croirez calmé, peut-être parti, quand vous croirez que peut-être c’est le temps du pardon et de l’oubli, alors ce sera le moment où le souffle brûlant de ma colère viendra vous mordre et vous griffer le cou, et raviver vos plaies, et raviver la stupeur, et vous saurez que le poison de ma colère infuse encore et toujours en vous, et que jamais, ma colère, ne vous laissera tranquilles.

Littérature étrangère

L’écrivain islandais s’attache à faire entendre le cœur battant de la vie sous la glace et le froid d’un monde hostile.
L’écrivain suisse épingle l’obscénité ambiante.
L’écrivaine libanaise donne voix à ces naufragés qui n’ont nulle part où aller.
La nouvelliste irlandaise peint le silence, et des personnages abîmés.
L’écrivain russe a un talent immense pour peindre des personnages dérisoires, attachants ou abjects.
L’écrivain basque publie le roman d’une éducation sentimentale, marquée par l’exil et les blessures.
L’écrivain catalan tisse une œuvre audacieuse et flamboyante où les passions humaines se heurtent aux tourments de l’Histoire.
L’écrivain anglais dresse un portrait émouvant de l’artiste et de ses contradictions.
L’écrivain colombien revisite ses années parmi les clandestins.
L’écrivain italien propose un autre regard sur la cité éternelle.
L’écrivain mexicain part sur les traces d’une dramaturgie cruelle.
L’écrivain américain dresse le portrait d’une humanité déracinée.

L’écrivain anglais multiplie les angles d’approche pour rendre le pouls du monde plus digne.
L’écrivain autrichien fait partager le rythme de ses dérivations.
L’écrivain berlinois propose le roman perturbant d’une révolte destructrice.
L’écrivain bosnien éprouve le destin de l’homme déraciné.
L’écrivain belge nous plonge dans un siècle sanglant, écho de ce qui se joue aujourd’hui dans le monde.
L’écrivain québécois publie un autoportrait désarmant.
La romancière brésilienne revisite le devoir de mémoire des années de dictature.
L’écrivain allemand fait le bilan de ses idéaux et de ses engagements.
L’écrivain anglais restitue avec sensualité l’âme étrusque.
L’écrivain québécois interroge la question complexe de l’exil politique.
L’écrivain argentin fait du récit un art de l’expansion.
L’écrivain belge dessine une épopée.
L’écrivain chilien explore ses mondes noirs et envoûtants.
L’écrivain espagnol bâtit une œuvre inclassable et d’une haute exigence.
La romancière autrichienne offre une somptueuse méditation sur le paradis perdu de l’enfance.
L’auteur argentin fait du parcours d’une rue le centre d’un monde de fiction.
L’écrivain allemand impose un roman sur le mal, la violence et les filiations.

L’écrivain américain clôt l’histoire violente de sa famille.
L’écrivain écossais prend date avec l’avenir du monde.
L’écrivain anglais refuse l’illusion de la fiction.
L’écrivain brésilien réussit un roman flamboyant.
L’écrivaine roumaine déploie un hymne à la femme.
La romancière argentine ausculte et met en pièce la famille.
L’écrivain argentin construit une étonnante machine à fictions.
Le romancier angolais invente une rébellion des favelas.
Le nouvelliste catalan s’amuse non sans gravité.
L’écrivain libanais dresse le portrait foisonnant d’une ville au miroir brisé.
L’écrivain portugais construit un roman qu’on lit en apnée dans une plongée vers l’âme humaine.
Le philosophe allemand se fait sourcier pour éclairer les à-côtés de l’Histoire.
Le romancier américain explore la nature originelle pour mieux toucher le cœur des hommes.
L’auteur écossais cristallise la folie d’une société soumise à la tyrannie de l’image.
L’écrivain argentin impose une écriture qui ouvre à des voyages intérieurs.
L’écrivain autrichien est un conteur hors pair et un créateur de personnages inoubliables.
L’écrivain espagnol investit le champ de la mémoire par des chemins improbables.
Le poète russe bâtit une œuvre-vie lumineuse et inépuisable.

Le raconteur d’histoires californien n’a de cesse de chercher à triompher de l’impossible.
L’écrivain majorquin se souvient de sa jeunesse.
L’écrivain argentin ouvre les portes d’un royaume labyrinthique.
L’écrivain napolitain façonne une œuvre âpre et lumineuse.
L’écrivain suisse use avec précision des outils narratifs pour capter son lecteur.
Le romancier catalan interroge le processus même de la création littéraire.
L’écrivain italien dresse un portrait saignant des hommes et du monde.
L’écrivain portugais bâtit une œuvre vertigineuse où s’entend battre le pouls des morts.
Le romancier autrichien offre un laboratoire d’observation du mal.
L’écrivain sud-africain revisite l’histoire du continent noir.
L’écrivain irlandais bâtit un roman envoûtant et oppressant.
Le nouvelliste américain rend visible ce qui nous est ordinaire.
L’écrivain argentin bâtit une œuvre romanesque aussi radicale que généreuse.
L’écrivain chilien fait de la fiction un purgatoire où tout est possible.
L’écrivain israélien charge l’expérience des pionniers d’un caractère qui lui est propre.
L’écrivain suisse fait de la promenade un art de vivre, en même temps que le modèle et la condition d’une prose aussi labyrinthique que bouleversante.
L’écrivain italien porte la parole grotesque des puissants.

L’écrivain mozambicain arpente les versants du rêve, de l’amour et du post-colonialisme.
L’écrivain norvégien réveille les noirceurs d’un passé encore présent.
L’écrivain polonais voyage aussi vers son propre passé.
L’écrivain québécois ressuscite des histoires déjà parues.
L’écrivain espagnol livre un combat contre la soumission et le nouvel ordre mondial.
L’essayiste belge redonne du lustre au pastiche.
La romancière portugaise porte la nostalgie d’une innocence perdue.
La romancière turque est l’auteure d’une œuvre singulière et profonde.
Le romancier slovène trouve dans l’écriture un moyen de dénoncer les abus du pouvoir.
L’auteur suisse écrit ses livres au gré des rues.
L’écrivain autrichien escorte une fois de plus ses morts, et les ressuscite.
L’écrivain irlandais esquisse une galerie de personnages hantés par la perte et le renoncement.
L’écrivain new-yorkais revisite le mythe de l’adolescence sacrifiée.
L’écrivain allemand parvient à donner des mots aux hommes défaits – mais survivants.
L’écrivain coréen poursuit sa quête spirituelle.
L’essayiste italien relit quelques chefs-d’œuvre du XIXe siècle.
L’écrivain suisse interroge le mythe de la terre d’asile.

L’écrivain anglais invente un nouveau théâtre.
L’écrivain corse plonge au cœur des ténèbres.
L’écrivain espagnol dénonce la surveillance généralisée de nos vies.
L’écrivain haïtien plonge dans les quartiers humbles de la ville.
L’écrivain portugais revient sur la guerre et invente un nouveau temps de la narration.
L’écrivain israélien rassemble les éclats de vie du survivant orphelin qu’il fut et demeure grâce à l’écriture.
L’écrivain italien fait de son œuvre l’objet d’un exercice baroque de détestation.

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