Je n’ai plus la force d’écrire ce que je vais te dire.
Elle s’est engluée. Au fil des jours, à l’écume de vos bouches, nids de couleuvres dans la gorge, aux rétines aveugles de lumière bleue.

3-3-3. Je regarde. Mes mains. Le verre d’eau. La tablette de Pantoprazol.
Dehors un enfant crie une sirène d’ambulance un oiseau qui chante.


En Iran, une autre femme que moi, fixe du regard ses poings fermés.
Pour la dernière fois.

Je vais te dire comment on en est arrivé là.
Le silence, le venin, l’ignominie.


L’histoire qui se répète se souviendra de ceux qui tournent les pages.