Que la nuit remue, elle s’ensommeille
Que les corps s’enroulent, ils s’esseulent
Si alors le monde s’enivre, il reflue
S’il s’engrise, il tombe
Pluie
Dans le grain de l’aube
Des lueurs ondulent entre les draps
Lascives
Des roses grèges disloquent
Les chemises sur la chaise
Les dents de lait
Du jour
Liment leurs contours
Comme des châteaux de sable
Frêles
Dans la marée montante
D’un levain
Que s’étirent les mots, ils résonnent
Que s’épanchent les corps, ils se taisent
Si alors le monde dérive, il hésite
S’il trébuche encore, il ricoche
Radios
Dans l’acajou des commodes