que le rêve soit brusqué sous les cendres de la nuit
la paupière palpite
que l’œil perce l’espace nouvellement connu
le plafond fait surface
que le soleil cogne sur les murs enfouis et nus
la pluie devient aussitôt lumière
et le merle absorbe la forêt de ses chants
et le vent coiffe déjà la montagne lointaine
et le ventre inspire de ses encres bleutées
enfin se meuvent les berges en asiles pour le temps
enfin le rêve s’installe dans l’espoir
enfin la paupière renverse la fatalité
enfin les lèvres ouvertes parlent de possibilités
que l’aurore boive le sommeil et enfin la mue devient éveil