Je suis enlisée dans un mouvement cérébral.
Je ne me fixe pas.
Je détruis et j’élabore, dans la mesure du possible, dans cet ordre.
Je crois aux miracles parfois.
Je ne crois pas aux miracles souvent.
Je ne me sabote pas.
Je suis comme ça.
Je prends, dès que possible, dans ma main une idée.
Je ne la tiens pas pour acquise.
Je veux simplement la faire tourner sur elle-même,
en apparence je l’amadoue mais ce n’est pas vraiment cela.
Je la retourne complètement, je la dispose face à une certaine lumière puis à une autre, je teste dessus un stroboscope, ça peut m’arriver, je veux juste voir, je veux entrer en collision visuelle avec chaque idée, je ne veux pas me faire avoir, je veux gagner, je suis control freak. J’autorise des pauses forcées à mon cerveau, je me divertis, je me drogue, je passe à autre chose et je reprends une autre idée qui arrive dans ma tête quand la pause est terminée.
Je prends dans l’air une autre idée peut être celle d’un poète cané, d’un croyant mystique, d’une influenceuse de Dubaï ou celle de ma voisine serbe, toute idée est bonne à prendre.
Je recommence dès que je le peux je saisis une idée que je retourne, que j’épuise.
Je la violente.
Je ne suis pas fière.
Je n’ai pas honte.
Je n’arrive pas encore à faire différemment.
Ils disent que je me prends trop la tête.