derrière tout texte toujours se cache un nom
le vrai
prétexte à la dérogation
comme au-delà du ciel s’inscrit du bleu la mer
et à chaque vague ce nom
le même
sans qu’il ne soit nommé à peine soufflé du vent
pour alimenter les moulins multiplier les pains
et faire croire au miracle
car jamais rien n’est inventé
tout est transformation
l’intrigue ne pouvant dévoiler du nom
l’inspiration
pourtant je l’ai en tête
je n’entends même que lui
me parlant d’elle directement
il me la rend présente dire que d’autres l’utilisent
ça me fait toujours sursauter ce même nom en pleine rue
et j’ose lever les yeux comme si tu avais répondu
au nom jamais nommé
crié sur tous les toits
par ces chats dont aucun n’est gris
la nuit je sais l’oiseau proférer sa menace
avec la malice de saison
il me dit dans mon rêve
je vais le révéler
au premier son du rossignol avant le chant du coq
et le monde entendra
le nom qu’en écrivant tu tais