les heures fument et chaque degré compte
laisse advenir la fraicheur de l’aurore
capture-la tant que l’astre le permet
ventile docile sans laisser entrer les petits invités
filtre l’air tant qu’il est pur
même les oiseaux chantent moins fort
donne-leur de ton eau tant qu’il y en a

les heures passent et chaque degré compte
remue chaque espace géométrique de soleil
calfeutre les êtres et ton antre
ne confonds pas jour et nuit tant que la lune
démêle les ombres sur le sol
au zénith elles se confondent
tu n’es qu’ombre dans la torpeur

assieds-toi à l’ombre tant que
appelle les éclipses
espère l’obscure
les heures brulent
brule

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