La récolte

Une danse dictée par le ciel, sous la pierre du soleil. Les vingts vénérés protègent circulairement les dons de la terre.

Une vision cosmique pour souligner l’extraordinaire de l’ordinaire.

Peut être que la pluie adoucira Nahui, et que le soleil du vent sera détruit par l’ouragan. Question de titans…

La direction est écrite dans l’univers.
La main de l’Homme s’en sert pour satisfaire la sorcière.

La jade éloigne. La plume de l’aigle détruit, pour finalement laisser passer la vie.

Hydrophiinae

Elle est belle cette ruelle.
Lumineuse à midi, ténébreuse à minuit.

Un passe-temps pour les habitants.
Un jeu de dames au milieu des flammes.

C’est l’artère de la cité.
Elle mène à la Méditerranée.

Un vent doux salé, après la tablée.
Cépage raffiné pour oublier de se parler.

Couleurs pastels, la marelle est naturelle.
Les pavées s’enivrent en fin de semaine.

Le plus important c’est d’y danser, d’y rire, et d’aimer.
La vie aime s’y promener.

Le temps des arts

Le temps a un côté rassurant.
Son tic-tac incessant, fuyant vers l’avant, éloigne tout sentiment.
Le temps passe et marque les gens. Il n’écoute pas le vent.

Comme un battement, sans ralentissement ni élan, il se moque des éléments.
Il est sans changement, on pourrait même le croire chiant.
Et pourtant l’orchestre du vivant s’accorde sur ses gestes lents.

Des instruments dansants sous la voie lactée, de manière répétée.
La lune laisse place au soleil. Le soleil laisse place à la lune.
Thot se nourrit des événements, sans fondement il prend.

Une chaîne de montagnes

Il y a celle qui ensorcèle pour tutoyer le ciel.
Celle qui reste sur terre, un destin bien ancré dans sa chair.
Il y a celle qui dessine des courbes, en glissant sur la neige. Celle qui côtoie

l’aiguille, pour s’enfuir.

Il y a celle qui est volcanique, sans triche. Celle qui réchauffe les coeurs, sans peur.

Il y a celle qui dévisse, sans vices.

Celles qui rêvent lentement, pour éviter l’éboulement.
Il y a celle qui est reine, sans tenir les rênes.

Celles qui soutiennent doucement, pour éviter l’effondrement.

Il y a celle qu’on ne voit qu’à la lumière de la lune, lointaine perspective. Celles qui

cachent leurs ombres dans leurs songes.