Ses mains ont caressé des chiens
des oiseaux des peaux
Ses mains comme des chevaux ont couru sur des peaux
Des chevaux sur des peaux
Le galop de ses doigts sur des paupières humides
Le galop de ses doigts
Ses mains faiseuses et combattantes ont caressé des peaux
Ses mots chancellent dans l’air comme des oiseaux blessés
Ses mots se traînent déplumés sans accord
Ils s’envolent au hasard, se heurtent, s’empoussièrent
Se heurtent et s’empoussièrent
Le vent chasse les nuages, assèchent les paupières
Ralentit le galop et dispersent les mots
Ses doigts un jour comme de l’eau glacé
Ses mains un jour des chevaux effondrés
Ses mots un jour des oiseaux endormis
Un jour l’odeur d’un feu pointu comme un buisson mordant