tan lontan
la mousse té i dérape su ban gravier
tonère té i cogne, té i bat su la tête
com loraze
com loizo
ki la pou fuir, fuir lo silence
sat i coze derrière pied dbois, derriere tonère la pou lache ses nerfs
éventré mèm zisko keur mèm, sat i met ensemb na poin meilleur sens
le ban mot la, ki glisse sous ban doigts rêvés de nout tet
nout tet brulant, ki lache pa prise
coco ki durci
coco ki la pou fuir
zordi set mot lé seulment pensé pou ou
demain li sera di pou ou
L’oiseau s’enfuit
Il y a longtemps
La mousse glissait sur les pierres
Le tonnerre cognait, il battait sur la tête
Comme l’orage
Comme l’oiseau
Qui est en train de fuir, fuir le silence
Ceux qui parlent derrière le pied de bois, derrière le tonnerre, ils évacuent leurs nerfs
Comme éventrés, jusqu’au coeur même, il n’y a pas meilleur sens que ceux qui se
rejoignent
Les mots, ceux qui glissent sous les doigts imagés de notre tête
Notre tête, brûlante, qui ne lâche pas prise
Notre tête qui durcit
Notre tête qui s’enfuit
Aujourd’hui, ces mots sont seulement pensés pour toi
Demain, ils seront dits pour toi