Cinq heures
s’écoulent dans ma bouche—-
n’importe laquelle ;
qu’elles le veuillent ou non
préservées des chants sourds de la veille.
Cinq heures
s’écoulent à travers mon silence—-
immémoriales ;
toutes à moi et si lointaines à la fois
aussi lointaines que le réel.
Cinq heures
veulent boire à la fontaine de mes rêves—–
avant qu’elle soit tarie ;
jamais ne me seront rendues
pas plus que les eaux rêveuses
de cette nuit.
Cinq heures
Filent comme un éclair—–
Hors champs ;
mais la clé de leur temps
restera toujours gravée dans ma mémoire
Quelque part