L’odeur de ta peau est le seul parfum que j’aimerais qu’il me reste. La douceur de celle-ci, le seul doudou comme remède à mes nuits d’insomnies. Je caresse ton visage. J’observe la perfection de tes traits, la beauté de ta pureté, la sérénité de ton sommeil. Je ne me lasse pas de te regarder dormir. Tu es le rayon de soleil qui m’aide à me lever le matin. La boussole qui m’empêche de perdre le nord. L’étoile polaire qui illumine mes noirceurs.
Le rythme course infernale du quotidien et les injonctions à la perfection, détruisent ma patience et ma capacité à me poser avec toi. Et puis les doutes m’assaillent. J’ai l’impression de ne pas remplir ce rôle comme je l’avais rêvée et comme je le souhaite.
Parfois, je nous vois comme si je nous regardais d’en haut et je pleure à l’intérieur en voyant tes petits yeux se remplir de larmes d’incompréhension; et moi qui hurle mon désarroi à la mauvaise personne. Et pourtant, chaque matin, je prends la résolution de te donner le meilleur de moi-même, de te faire sentir mon amour comme je l’avais imaginé avant de te rencontrer.
Mais malgré cette résolution quotidienne, je foire à tellement d’endroits.
Existe-t-il une possibilité de rapprocher nos idéaux de la réalité? D’ancrer nos rêves dans le quotidien?
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Heimat
Un froid s’est installé entre tes bras et moi
Je les ai quittés, ils ne m’ont pas retenue
Entre tes sommets, j’ai été serrée trop fort
Ton étreinte m’a poussée dehors
Partout tu dominais, éclatante et souveraine
À tes pieds, je me suis fait petite
Je me suis tapie dans tes forêts
J’ai enfoui mes secrets sous leur tapis de mousse
Loin de ton emprise, je les ai libérés
Je ne sais plus comment t’aimer
Peux-tu m’aimer encore alors que loin de toi je m’endors ?