Un peu de rien,
Rien…
Je ne sais pas
Je n’en sais pas plus que toi
Et je ne vois pas comment ni pourquoi j’en saurais davantage
Je n’en sais rien, j’ai bien cru que parfois…
Mais parfois le pourquoi ne dit rien du comment
Et je ne sais pas pourquoi tu me demandes comment
Et c’est qui, et c’est quoi et c’est comment tout ça
Une forme confuse qui surgit d’un peut-être
Un fluide qui coule d’une pluie de vacance
Un vent de vide qui en dit long,
Un petit rien dont je ne sais pas comment ni pourquoi il est là
Et qui s’en va courir et mourir je ne sais où
Là où personne ne va car je ne sais pas comment
Et je ne saurais jamais ni de qui ni de quoi
Ni pourquoi je ne sais pas
Auteur / revue Miroir
nothing less than real
sometimes i feel like falling in a hole / and my eyes are getting away / maybe there are in Hawaï or something / chepa / it’s good for them / they must rest / so i put some liner / i still have my fingers so I just put it / and I put my shoes / and I put a pants / the red one / and I go on the street / and I’m smiling / and everybody is looking at me / because I put my skirt / en dessous de mes hanches / so nobody can see that I have no eyes / today my whole face took a day off ////////////////////////////////////////////////////////////////////// je connais plusieurs manières de dire : rien je connais plusieurs manières de dire : oeil quand la langue se détache et part je ne sais où sans prévenir j’expérimente le rien en secret je me cache je fais un bowling contre moi-même en grande professionnelle je perds contre moi-même l’espionne au fond de moi tombée au fond du trou sourit elle a une bouche invisible car il fait très sombre là-dedans elle sourit pour personne elle essaye de prendre dans ses bras de bercer quelque chose pour cela elle replie ses bras contre elle-même elle chante NOTHING LESS THAN REAL ( FULL VERSION ) de Britney Spears car c’est sa maman de coeur et pour tenter de créer une situation elle fait apparaître une douche dans son vide et elle se masturbe avec ses doigts car il lui reste ses doigts eux ils restent attachés à quelque chose ça créer un sentiment rassurant de confiance ça créer une expression ça créer le dicton universel QUAND TOUT BRÛLE IL TE RESTE TES DOIGTS chepa ou alors WHEN YOU SINK YOU STILL HAVE YOUR FINGERS TO SAVE YOU je connais plusieurs manières de dire : doigts je connais plusieurs manières de dire : rien je me cache je rends les armes contre moi-même j’ai perdu de peu la transpiration coule sur mon visage de rien WTF DID U DO WITH YOUR MAKE-UP SAYS BRITNEY IDK MOMMYavec la monnaie qui me reste du bowling j’achète une pizza surgelée je la mets dans le four j’allume et je reste devant la vitre en attendant j’attends le retour de mon visage et je la laisse brûler dans le four à 250 250 km me sépare de toi je provoque ma bouche pour qu’elle revienne quand elle revient je te crache dessus OOPS I DID IT AGAIN IDK WHY I SAID THAT J’imagine un grand feu dans ma tête j’imagine l’explosion de la pizza dans le four l’explosion du four dans mon chez-moi j’imagine avoir des yeux de remplacement et constater l’explosion de ma maison dans un périmètre de 1 10 100 250 km tu es à 250 km de tout de rien. et de moi j’aimerais que ma bouche revienne sous la forme d’un aspirateur à tout et à rien et mes yeux se changent en lance-flammes ? ? ? ! avoir des superpouvoirs et partir sur l’île magique où les éléments composants mon visage se réfugient parfois nulle part faire super rien bronzer nue lancer des canons enflammés dans l’eau voir la fumée qui flotte au-dessus de la mer créer une sorte de brume sauter sur moi-même et compter les points regarder la fumée flotter au-dessus de la mer lancer un autre canon puis encore un de la poudre blanche sort de l’emplacement ‘oeil’ SO NOSTALGIC </3 LETS TAKE A LITTLE BREAK TO THINK ABOUT THE COLOR OF THEM : GREEN les voir se diriger vers l’eau s’éteindre puis s’évaporer REPEAT THAT 250 TIMES A DAY TO SPEND TIME 155,343 miles you go swimming in your childhood village to relax because yes life is good but sometimes life is…. i don’t knooow water burns you WHEN YOU SINK YOU STILL HAVE YOUR FINGERS TO SAVE YOU IT’S NOTHING LESS THAN REAL IT’S LOGICAL C’EST L’ENDROIT DE RIEN QUE TU AS CREUSÉ EN MOI QUI S’ÉTEND
J’étais une enfant sage sous le regard prééminent de ma mère,
Je dévore désormais tout ce qu’il me reste en tête de ses yeux noisettes
Je me réfugiais dans l’ombre où je me suis perdue et condamnée à l’oubli
_____ Mais je n’ai plus peur ni de l’obscurité ni de la lumière
Je suis celle qui regarde aujourd’hui, sans chercher à être vue
J’étais étanche, fermée à la rencontre de cette altérité en moi,
_____ suspendue à des mots jamais prononcés
Je veux être vulnérable, réceptacle, ouverte aux quatre vents,
_____ à toutes les langues qui me traversent et me touchent
Je veux amplifier l’écho, me faire résonance de chaque vie croisée,
scander sans relâche le précieux de nos différences
J’étais béton armé, colosse, corps solide et désincarné
_____ captive d’une image banale, reflet terne, Narcisse inavouée
Je suis fêlée, faillible, éclat sensible, être charnel
Je tends à l’incandescence, au désir sans cesse renouvelé et à la quête jamais achevée
Je suis une, humaine, aimante, terre fertile et enchantée
L’être/lettre à
J’ai lancé Arte Concert sur le balcon des albizias
J’ecris une lettre à
Je pense à
Cette lettre est une lettre d’…. truc
Je l’adresse à personne
J’écoute celui là
Il scande des mots, musique live
Les grillons font leur machin
Moi j’écris mes trucs
Je survole tout
Je survole rien
Le chat se frotte
La balançoire commence à
Mais je pense trop vite
À ci
À ça
De ci
De là
Tout vagabonde
Les arbres poussent
Les fleurs se fanent à cause des
Rayons du vélo qui tournent
Cercle, rond, soleil, sphère, terre, eau, air
Cercle, rond, anneaux, engagement, désengagement, brisure, verre, eau, boire, jus, rouge, sang
L’attention vagabonde
Les notes de la chanson accaparent
Et je chante à l’intérieur
Maintenant que l’avenir s’est ouvert comme une fleur ou deux bras de ton corps terre labourée par le
temps tu reviens d’un exil froid acier béton
coeur marche mécanique
Tu as goûté au sel de tes yeux et de la mer et ramené de tes voyages une parole dressée contre la mort
Élargis ta conscience Fais face au vent Porte tes souffrances
La nuit n’est que le nom d’une couleur
Et l’horizon une ligne droite à tracer
Saison nouvelle enfance oiseau
Sois d’un calme lumineux la beauté est assise parmi nous dans le jardin à cet instant tu n’auras qu’à
fermer les yeux pour voir
La bouche arc-en-ciel
A ce moment précis
Tu seras happée par la couleur des mots,
Tu seras pailletée de toutes leurs nuances,
Tu t’étourdiras aux sons de ce miel
Répandu dans les airs juste pour toi.
Par la bouche arc-en-ciel,
Tu seras rayonnante féérie.
Et donc
Et donc, tu oublieras,
Tu oublieras qu’arc-en-ciel et paillettes sont niellés d’éphémère
Et dans ton amnésie, tu n’entendras pas,
Tu n’entendras pas les bruits sourds sortir par filets,
Puis par rafales entières de la bouche arc-en-ciel.
Et tu seras cinglée par la violente pluie qui s’abattra sur toi,
Elle te tailladera comme des lames de couteaux.
Répandra sur ton âme la douleur des mots,
Brisera sur ton corps les couleurs en mille et un morceaux.
Quand la bouche arc-en-ciel t’aura tourné le dos,
Tu deviendras insignifiante scorie.
Sirène
Etendez vous, détendez vous, entendez vous, détendez vous, édentez vous, répandez
vous, éventrez vous, détendez vous, étranglez vous, excusez nous. Stop.
Vos lunules pullulent et maculent les pustules de vos pores dilatées dilatées, dites latée .
Hop.
C’est la terrible histoire du vent si frais qui siffle sur le bout du quai. OOOOOH
Qui gifle, qui siffle , qui gifle la , qui rifle et renifle. Qui sniffe.
Lalala au creux de l’estomac, démange ton chant qui prends racine la.
La rime qui s’encrasse dans les replis fétides de ton bide.
Hon !
Fort avec le rôt , casse case casse le pot fait péter la tartine et chauffe, chauffe donc
Ce sang qui gémit dans tes tuyaux de peau, fouette le, Yaaah.
Maintenant tes cellules s’entrechoquent avec un petit bruit de pluie,
écoutesplicplicplic, il fait chaud.
Transpire, respire, transpire, respire, inspire, soupire, expire, siffle avec ton vagin et
geint.
Ecarquille tes esquilles, ouvre grand la bouche, le nez, les dents, tes yeux si bleus, et tes
nageoires si noires. Et la ton regard rouge sang frétille intensément, ton cou se gonfle et
vas y aspire et encore plus fort, gonfle lentement et stoke . Pause. Et donc.
Et donc, le souffle doux du mou qui bout est à bout, est tabou, vas y siffle le , verse le
doucement d’entre tes dents, ce chant d’ou s’accrochent entre les croches, tes serments.
Verse, déverse le, converse, en riant.
Ode à la culotte menstruelle
La culotte menstruelle,
Tu l’enfiles
Et hop !
T’es partie pour la journée.
Simple.
Pas le plastique couleur de violette, senteur de mort et bruit de scotch.
Pas l’ogive de coton, celle, oubliée, qu’une médecin, spéléologue, est allée, pince à la main, chercher tout au fond de ta cavité.
Pas la pilule oubliée avec la régularité d’une horloge.
Pas le fil de plastique, gorgé d’hormones, coincé dans le col, parfait, s’il ne vous rend ni obèse ni dépressive.
Pas le calice, effet ventouse.
Non plus, la serviette éponge de ta mère, accrochée au fil à linge, dont l’absence informait les vieilles alentour d’une grossesse en cours.
Non,
La culotte menstruelle c’est
La disparition du flux dans l’épaisseur noire.
Et le moment venu c’est
La réapparition du flux,
Trop longtemps encagé dans la violette et l’ogive.
Non pas Lady Macbeth, frottant sans relâche, priant pour sa disparition.
Non, le contraire, plutôt.
Du tréfonds de l’épaisseur noire,
Le sang.
Les doigts dans le sang, retour à la vie.
Sous le jet, sortir les eaux rouges du noir.
Mouiller, tordre.
Regarder le rouge serpenter dans la bonde.
Encore.
Mouiller, tordre, rouge.
Mouiller, tordre, rouge.
Enfin, retour à l’eau claire.
Machine. 30°.
Et puis,
Quand le moment viendra,
Rejoindre,
Sous l’eau claire,
Orques, belugas, narvals et globicéphales.
J’étais où personne n’était
En ces lieux où persona non grata
Je n’étais nulle part au présent
Toujours passé par là, revenu de tout
Je suis ailleurs à présent, même sans savoir où
J’avais plaisir d’avoir, comblé d’aller partout
Parlant parlant parlant
Je suis vide maintenant
Prêt à m’emplir de nouveau
Cherchant à aspirer le son de voix neuves
De qui veut bien me parler
M’adressant à tout va
Je volais le temps des autres
Je jouais à faire durer
Sans savoir quoi mais toujours le soleil
Désormais je rends ce temps ruiné
Je reste présent sous l’ondée
M’offrant
Perméable à tout ce qui veut bien
M’envahir
la fulgurance et la perte
J’étais un pirate sur une mer infernale et je tentais d’attraper dans mes filets les presque morts qui me demandaient juste de sourire. Je suis à présent la presqu’île, le demi-mot qui a trop ri pour convenir et l’océan fendu m’a retourné trois fois. J’étais l’étendue et la confiance tranquille, je suis le trou noir, j’engloutis. J’étais ce que l’on me demandait d’être, je suis l’excès de mes propres souhaits. J’étais douceur, lactée, bleutée, sucrée, algue dansante, souple et solaire, je suis la vase noire, odorante et stagnante, s’accroche à tous les pieds qui voudraient bien s’approcher. Je me retire lentement à chaque vague habitée de coquilles vides, de coraux blancs.
Je suis le fond de la lumière, la fin de la vitesse, la fulgurance et la perte.