Plus personne ne pense
Au jardin
Plus personne ne se souvient
Du cerisier
Plus personne ne laboure
La terre
Puisqu’il n’y a plus
De jardin
Ni de terre
Le jardin n’a plus
De cœur maintenant
Les herbes baillent
En attendant
L’hiver
Le grillage de rouille
Ne ferme plus
Les nuits ont rongé le verrou
Je suis seule
Sur cette terre à l’abandon
Dans ce jardin qui n’est plus
Et je regarde les étoiles