En ce premier Instant
L’ Aube, le Couchant
N’existent plus.
À l’ heure où tu t’Endors
En ton cœur Ralenti…
Au mien qui bât Plus Fort ;
Inversement Proportionnel !
En cet Instant de Fer
Où mes vers malhabiles
Se mêlent, Psalmodiés,
À ceux que tu m’avais laissé.
En cet Instant de Feu
– Étrange, mes mains ne
Tremblent pas –
J’y parsème
– Incertaine –
Mes expirations.
Elles ravivent
La Matière
Qui s’était Embrasée…
Elles nous Embrasseront.
Mais je sais bien
Pourtant
– Que lâche ou Prisonnière-
Je garderai secrets
Ces Amoncellements!
En cet Instant Perché
Au bord de l’Iréel,
Nos pulsations Liées
Frôlent jusqu’à tes lèvres;
Tes yeux Abandonnés;
De Gainsbourg à Cendrars;
De Cendrars à Ferré…
En cet instant Précis,
Je me sens Expulsée,
Par-delà les fenêtres,
Aux Cimes des Marronniers…
En ce premier Instant
Nos veines en Kilomètres
– Imprudentes-
Se souviennent.
Comment les honorer?